Exposition photo « Les Audacieux » sur la place de la Bataille de Stalingrad

Jusqu’au 18 Novembre, l’expo photo « Les Audacieux » s’installe sur la Place de la Bataille de Stalingrad, au bout du bassin de la Villette (Paris 19e). Alex Majoli et Jonas Bendiksen, de l’Agence Magnum, mettent en scène les histoires de 36 micro-entrepreneurs, à travers de très beaux clichés exposés dans des grands cubes lumineux qui diffusent leur témoignage audio.

J’aime beaucoup la mise en scène de ces histoires, avec un triptyque de photos montrant chacun de ces hommes ou femmes photographiés de face et de profil en cachant quelque chose dans leur dos, le dernier cliché pris de derrière révélant un objet qui symbolise leur activité.

    

L’exposition a été montée en partenariat avec l’Adie, l’association pour le droit à l’initiative économique, pionnière du micro crédit en France  (i.e un crédit inférieur à 10 000€). Elle permet aux personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique de créer leur entreprise de (en vrac) réparateur de vélo, éleveur d’escargots, créateur de jeux de société, artisan charcutier-traiteur…

  

L’exposition est visible tous les jours de 7h à 23h, et les vidéos sont diffusées en 4 dimensions dans la yourte de 11h30 à 19h30.

Paris est la première étape de cette exposition qui voyagera dans plusieurs villes en France en 2013 : Lille, Lyon, Bordeaux, Marseille, Metz.

Plus d’infos ici

Un tour à l’expo permanente de la Cité des Sciences de Paris

Ce week-end, nous sommes redevenus des grands enfants à la Cité de Sciences et de l’Industrie, située dans le Parc de la Villette.

Pour le quart d’heure culture, avant, la Villette c’était les abattoirs de Paris (40 000 m2,  4 600 bovins, 3000 employés tout de même !). En 1980, la grande salle des ventes des abattoirs, dont la construction est restée inachevée, est réhabilitée en musée par l’architecte Adrien Fainsilber. Il conçoit le musée autour de 3 thèmes : le bâtiment principal est entouré d’eau, charnière entre l’univers et la vie, la serre bioclimatique installe la végétation à l’intérieur de la Cité, et 2 coupoles de 17 m de diamètre font entrer la lumière « source d’énergie du monde vivant ».

Symboliquement, la Cité a ouvert ses portes le 13 mars 1986, la nuit du passage de la comète de Halley.

On ne savais pas trop combien de temps on avait devant nous, du coup on a opté pour les expos permanentes, très ludiques et surtout vraiment intéressantes ! Evidemment, on n’a pas eu le temps de tout faire (et pourtant on est finalement restés jusqu’à la fermeture, à 18h héhé).

 

Dans l’Observatoire des innovations, on a découvert le supercalculateur Tera 100 d’une puissance 1,25 Petaflops (hu ?) qui a un débit de 500 Gigaoctets/sec (soit un flot de données équivalent à celui que recevrait 1 million de personnes regardant un film en haute définition), on a formulé un shampoing qui respectait bien l’environnement mais qui était super agressif pour la peau (n’est pas chimiste qui veut !), on a fait chauffer des pneus pour avoir lequel était le plus « vert », on a fait gonfler du bois avec de l’air pour qu’il prenne une jolie forme bombée, et on a appris aussi que les Post-it ont été inventées en 1980 par la société 3M, dans le cadre du recyclage d’étiquettes dont la colle était défectueuse. Ca t’en bouche un coin Monsieur J’yCroisPasMustapha ! (le premier qui trouve la référence – sans le googliser – a droit à mon respect éternel !)

 

On continue dans l’expo Objectifs Terre, qui présente les différents domaines d’application des technologies spatiales : la recherche, l’aménagement du territoire, la gestion du patrimoine, les transports, la pêche, etc. et on joue avec les données satellites pour recréer des cartes exploitables.

Via des écrans tactiles, j’ai redécouvert l’histoire de la conquête spatiale depuis les premiers  « bips » de Spoutnik en 1957, en vrai j’ai fait décoller une fusée et j’ai aussi écouté une demoiselle nous expliquer les lois physiques qui nous régissent (même que j’ai compris ahah).

  

On se dirige ensuite vers l’expo des Transports et des Hommes, qui a pour but de « nous questionner en tant que citoyen et usager des transports ». J’ai beaucoup aimé la muséographie, avec des maquettes, des panneaux de signalisation, le sac de quelques usagers des transports qui ont joué à « dedans mon sac il y a », des jolies photos, des simulateurs de conduites et tout ça.

   

On peut jouer à un quiz en live en répondant à 12 questions comme « êtes vous prêts à brider le moteur des voitures à 130 km/h ? » pour esquisser l’avenir de notre planète en 2050 (les réponses des participants s’additionnent pour produire un scénario du futur avec – selon le résultat des votes – +2, +3 ou + 4°C… flippant…)

A l’intérieur du grand cylindre de l’expo Energie, une tripotée d’écrans tactiles et de jeux pour exposer les grands défis énergétiques de demain. Et tout autour, des explications très visuelles, et aussi des expériences héhé.

  

Changement d’ambiance pour entrer dans les mystères de la génétique, avec l’expo l’Homme et les Gènes qui nous plonge dans le bouillon primitif du « qui de l’oeuf ou de la poule ? » et de la loi du plus fort, puis nous fait une piqure de rappel sur la part des gènes dans la construction de notre identité.

    

On a du s’arrêter là, c’était l’heure de partir, alors on a un petit gout d’inachevé… Heureusement, on a un long week-end qui se profile ! 😀

 

Plus d’infos sur l’Observatoire des innovations, Objectif Terre, des Transports et des Hommes, Energie, l’homme et les gènes

J’ai visité les salons de l’Hôtel de Ville de Paris. Et c’était beau.

Vendredi, je suis allée jeter un coup d’oeil aux salons de réception de l’Hôtel de Ville de Paris, qui s’érige au même endroit depuis le XIVe siècle, sur l’ancienne Place de Grève (ayant donné le nom du sport préféré des français). L’actuel bâtiment de style neo-renaissance est le troisième du nom, le précédent ayant brûlé pendant la Commune en 1871.

La conférencière (top !) nous emmène par l’escalier d’honneur, « copié sur celui du Sénat mais en plus beau ». En haut, un « petit » Salon d’Entrée avec de jolies fresques de Puvis de Chavannes. Non, moi non plus je ne connaissais pas, malgré ma culture artistique exceptionnelle.

   

Direction la Salle des Fêtes, la plus grande (800 m2 tout de même, à louer pour 6000€ de l’heure, si ça vous intéresse 😀 ) et la plus majestueuse pièce de l’édifice. C’est la réplique « républicaine » de la Galerie des Glaces du château de Versailles (i.e. elle a été honteusement copiée, mais en plus fastueux !) avec des miroirs reflétant les fenêtres qui donnent rue Lobau. Comme ils ne pouvaient pas la faire aussi longue que son homologue versaillaise, elle est plus haute de plafond, et plus large. Histoire qu’on voit bien que la République c’est mieux que la Monarchie. Haha.

   

Les fresques situées au-dessous du plafond (décoré par les peintres « pompiers » parce qu’ils ont donné des noms à rallonge à leurs oeuvres, re haha) représentent seize provinces françaises. Enfin… il en manque certaines (l’Alsace par exemple, qui était annexée à l’Allemagne à l’époque), alors que l’Algérie est représentée 🙂 .

La visite se poursuit dans la Salle à Manger (avec les peintures et sculptures idoines, of course), puis dans le Salon d’Honneur qui rend hommage à la conquête des libertés municipales à Paris. Pèle-mêle, j’ai croisé un buste de Marianne par Rodin, François Hollande reçu par Bertrand Delanoë (bon, juste leur signature, d’accord…), des plafonds à caissons superbes, l’écusson de la Ville de Paris (Fluctuat Nec Mergitur – soit « il flotte mais ne coule pas », pour rappel !), et aussi des vitraux colorés.

      

Malheureusement, je n’ai pas pu (re)voir le Salon des Arcades, puisqu’il était réservé pour une manifestation. C’est dommage, cette pièce est magnifique (j’ai eu la chance d’y entrer il y a une dizaine d’année, pour une soirée – merci soeurette !). Elle est divisée en trois parties pour représenter de manière symbolique la capitale des Sciences, des Arts et des Lettres. Une bonne excuse pour y retourner, tiens.

Et puis sinon, pour voir le bureau de Bertrand, la salle du Conseil et le reste de l’Hôtel de Ville, il faut attendre les journées européennes du patrimoine, c’est le seul moment dans l’année où on peut y pénétrer…

Sur le parvis, Alain Kirili expose une oeuvre monumentale en 3 dimensions (jusqu’au 28 Novembre).

Toutes les infos pour visiter l’Hôtel de Ville de Paris, c’est ici.